Projets 2010

Dr. Nicole GROSS, CHUV - Lausanne 23'000CHF / 18'394€

Identification et caractérisation de cellules initiatrices de neuroblastome.
Le neuroblastome de stade avancé reste une maladie du jeune enfant, souvent incurable, qui nécessite le développement de nouvelles thérapies. L’identification et le ciblage thérapeutique des « cellules souches cancéreuses », rares cellules qui seraient à l’origine du développement d’une tumeur, représente une priorité à la fois pour les oncologues et les chercheurs. Notre projet vise à identifier ce type de cellules par l’intermédiaire de leurs propriétés d’auto-renouvellement et de résistance à la chimiothérapie. L’identification de leurs caractéristiques génétiques et biologiques permettrait à la fois de les cibler spécifiquement et de mieux comprendre les mécanismes à l’origine du développement de ces cancers.

Dr. Katherine MATTHAY, Institut Curie - Paris 21'257CHF / 17'000€

Prédisposition génétique au neuroblastome et au cancer du sein.
Le neuroblastome est un tumeur des enfants qui est souvent métastatique au diagnostic, avec une probabilité de survie dans ces cas de moins que 40% à cinq ans. Nous avons observé un certain nombre de patients porteurs de neuroblastome dont une apparentée a développé un cancer du sein précoce. Dans cette étude, nous cherchons s’il existe des gènes qui peuvent prédisposer en même temps à la survenue d’un neuroblastome et d’un cancer du sein.

Dr. Gudrun SCHLEIERMACHER, Institut Curie - Paris 18'756 CHF / 15'000€

Etude des mécanismes de survenue des altérations segmentaires et de leur rôle dans la progression du neuroblastome.

Dans le neuroblastome, les tumeurs avec des altérations chromosomiques segmentaires (ACS), qui surviennent souvent suite à la fusion d’un chromosome avec un autre (translocation chromosomique déséquilibrée), sont associées à un risque plus élevé de rechute, et une accumulation d’ACS peut être observée au moment d’une récidive. Afin de mieux comprendre le rôle de ces ACS dans l’évolution du neuroblastome, nous souhaitons analyser des échantillons obtenus au diagnostic et à la récidive en utilisant une technique très récente appelée « Séquençage haut débit ». Cette technique nous permettra d’analyser la structure moléculaire des translocations chromosomiques et d’utiliser ces informations pour développer un marqueur spécifique pour les cellules tumorales d’ un patient donné permettant de rechercher des cellules tumorales dans la moelle osseuse ou le sang.

Mme Isabelle JANOUEIX, Institut Curie - Paris 18'756 CHF / 15'000€

Le récepteur ALK, une cible thérapeutique potentielle dans le neuroblastome : Développement de modèles pré-cliniques et analyse du rôle des mutations activatrices.
Récemment, le gène ALK a été identifié en tant qu’acteur important du neuroblastome, suite à l’identification de mutations activatrices affectant ce gène dans un sous-groupe de formes familiales et sporadiques de cette maladie. Ce gène code pour un récepteur qui constitue une cible thérapeutique potentielle. Afin de mieux comprendre le fonctionnement du récepteur ALK et le rôle des mutations activatrices dans le développement des tumeurs, nous développons différents modèles cellulaires et animaux. De tels modèles permettront d’évaluer l’efficacité d’inhibiteurs anti-ALK qui pourraient être utilisés par la suite dans le cadre d’une thérapie ciblée.

Dr. Franck BOURDEAUT, Institut Curie - Paris 18'756 CHF / 15'000€

Rôles de l’activation constitutive de la voie RAS dans la prédisposition au neuroblastome et dans les tumeurs sporadiques.
Parmi les maladies génétiques qui augmentent le risque de neuroblastome, les NF1, syndromes de Noonan et Costello partagent in fine la même anomalie biologique, désignée comme activation constitutive de la voie RAS. Cette anomalie, processus très courant en cancérogénèse, pourrait jouer un rôle dans les neuroblastomes en général, et en particulier agir comme une anomalie synergique des autres processus qui initient les neuroblastomes (une amplification de MYCN ou les mutations de ALK ou PHOX2B, par exemple). Nous chercherons les nouvelles anomalies de la voie RAS dans les tumeurs et analyserons, en cas d’activation de la voie RAS, les autres altérations possiblement synergiques, afin de préciser comment cette voie participe, avec ALK et PHOX2B, au développement de ces tumeurs.