Le Neuroblastome

NeuroblastesLe
 neuroblastome
 est
 une
 maladie
 rare,
 une
 tumeur
 extra‐cérébrale
 du
 système
 nerveux, 
mais 
il 
est
 néanmoins 
situé
 au
 2e
 rang
 des
 tumeurs
 solides
  les
 plus
 fréquentes
 chez
 les
 enfants.
Derrière
 ce
 terme
 de
 neuroblastome
 se
 cache
 une
 grande
 diversité
 de
 tumeurs.
 50
 %
 surviennent
 chez
 des
 enfants
 —
 filles
 et
 garçons
 —
 de
 moins
 de
 2
 ans.
 Parmi
 celles‐ci,
 certaines 
(de
 20 
à 
50
%
 selon
 les
 études)
 peuvent
 se
 résorber
 spontanément
 sans
 aucun 
traitement.

 En 
revanche,
 dans 
d’autres 
cas 
et 
chez 
les
 enfants
 plus
 grands,
 il
 existe
 déjà
 une
 dissémination
 de
 la
 maladie
 à
 différents
 organes
 (métastases)
 au
 moment
 du
 diagnostic.
 L’évolution
 est
 alors
 malheureusement
 le
 plus
 souvent
 fatale
 malgré

 les 
chimiothérapies 
intensives.
Leur incidence est de 7 à 10 nouveaux cas par an et par million d’enfant de moins de 15 ans, soit environ 100 nouveaux cas par an en France. Leur point de départ peut être la surrénale ou toute autre localisation du système nerveux sympathique (cou, thorax, pelvis). Il existe des formes localisées, dont la découverte peut être fortuite ou liée à la présence d’une masse abdominale ou thoracique, associée éventuellement à des douleurs. D’autre part, les formes disséminées sont essentiellement révélées par les symptômes dus aux métastases, telle qu’une altération de l’état général, des douleurs osseuses diffuses ou l’apparition de masses ou d’hématomes liés à des métastases au niveau de l’os ou de la moelle osseuse.

Traitement

Aujourd’hui, le traitement dépend en règle générale de quatre critères qui sont l’âge de l’enfant au diagnostic, la présence ou non de métastases, la possibilité d’une chirurgie de la tumeur primitive et l’existence ou non de paramètres génétiques associés à des formes à haut risque. Les formes localisées peuvent éventuellement être traitées par un geste chirurgical seul, qui dans certains cas, sera précédé d’une chimiothérapie préopératoire. Par contre, les formes disséminées nécessitent une prise en charge complexe et lourde associant une chimiothérapie préopératoire, une chirurgie de la tumeur primitive, éventuellement une chimiothérapie postopératoire, souvent suivie par un traitement intensif qui consiste en une chimiothérapie dite à « haute dose », suivie d’une réinjection de cellules souches hématopoïétiques, qui ont été prélevées auparavant sur l’enfant dès qu’il a été possible d’obtenir une moelle osseuse négative. Dans certains cas, le traitement comporte également une radiothérapie locale sur le site de la tumeur primitive.

Profil génétique

La grande hétérogénéité clinique du neuroblastome suggère l’existence de plusieurs profils génétiques différents. De multiples efforts ont porté sur l’identification de marqueurs génétiques afin d’identifier, d’une part les groupes de patients avec un faible risque qui pourraient éventuellement bénéficier d’une désescalade du traitement ou, d’autre part, ceux à haut risque et qui nécessiteraient un traitement plus intensif. Parmi les altérations génétiques décrites dans le neuroblastome, il a été démontré que les patients présentant une amplification de l’oncogène MYCN sont à très haut risque et nécessitent un traitement renforcé. Plusieurs autres anomalies génétiques ont été retrouvées dans le neuroblastome, comme des variations du contenu de l’ADN par cellule tumorale ou encore des pertes de certaines régions chromosomiques indiquant que ces régions chromosomiques sont sièges de gènes suppresseurs de tumeurs.

Récemment

Plus récemment, un gain, ou surreprésentation, du bras long du chromosome 17 (chromosome 17q) a été identifié comme l’altération génétique la plus fréquente du neuroblastome. Les gains du chromosome 17q sont retrouvés dans 50 à 70% des tumeurs et semblent également être associés à un mauvais pronostic. L’évolution défavorable de ces tumeurs peut s’expliquer par une surreprésentation de gènes situés sur le chromosome 17q, mais à ce jour, ces gènes ne sont pas identifiés.

Article: Le Neuroblastome résumé par le Dr Dominique Valtau-Couanet, spécialiste.

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