En quelques mots…


Enfant et Cancer… difficile d’associer ces deux mots tant ils reflètent une injustice du destin!

Représentant moins de 1 % de l’ensemble des cancers, les cancers pédiatriques touchent en France 1 enfant sur 500. Le cancer est l’une des principales causes de mortalité chez les plus jeunes, avec chaque année 160 000 nouveaux cas dans le monde. En Europe, les progrès médicaux permettent de guérir 70 à 80 % d’entre eux.

Les cancers pédiatriques ne sont pas les mêmes que ceux que l’on trouve chez l’adulte. Les symptômes, les traitements et les taux de survie sont également différents. 

Le cancer en quelques mots

CANCER:
proliférations de cellules anormales (cancéreuses) dans un organe ou dans la moelle osseuse.
Les facteurs déclenchants d’un cancer sont le plus souvent inconnus. Il peut exister une prédisposition génétique au cancer, et le rôle de facteurs de l’environnement (agents physiques ou chimiques) est en cours d’étude.

LEUCEMIE:
le point de départ de la prolifération des cellules cancéreuses est situé dans la moelle osseuse.

TUMEUR SOLIDE:
le point de départ est situé dans un organe.

 METASTASES:
ce sont les cellules cancéreuses qui sont passées dans le sang et sont allées se  fixer dans un autre organe.

Prévention, symptômes et dépistage

Face aux cancers pédiatriques, un dépistage précoce et un traitement approprié constituent les mesures principales d’une bonne prise en charge. Les causes des cancers de l’enfant sont méconnues, et semblent plutôt avoir des origines génétiques; par conséquence, aucune mesure préventive ne concerne actuellement ces cancers.

Le dépistage est rendu difficile par la variabilité des symptômes en fonction du type de tumeur, et le fait qu’ils peuvent facilement être confondus avec ceux de maladies infantines. La consultation devient primordiale.

Traitements et guérison

Les progrès médicaux ont permis, du moins dans les pays développés, de réduire le taux de mortalité lié à ces cancers pédiatriques. Aujourd’hui, trois enfants sur quatre sont sauvés.

Mais si 80% des enfants atteints d’une leucémie guérissent, seulement 40% ont une chance de guérir d’un neuroblastome.

Malgré les avancées thérapeutiques réalisées ces dernières années, des efforts sont encore nécessaires pour améliorer les traitements afin qu’ils puissent être mieux ciblés et mieux différenciés. Aujourd’hui, les traitements proposés  sont systématiquement accompagnés de nombreux effets indésirables que l’enfant doit supporter tout au long du traitement.

Les séquelles laissées par la maladie et les traitements associés peuvent être nombreuses et variées, et compliquent souvent la vie de ces enfants.

Pour traiter un cancer, l’enfant reçoit des traitements anti-cancéreux, et des traitements associés; ils sont adaptés au type de cancer traité, et peuvent comprendre un ou plusieurs des traitements suivants :

Traitements anti-cancéreux:
Chimiothérapie : elle s’administre le plus souvent par voie intraveineuse, sur le cathéter central, à l’hôpital et de façon séquentielle. Certaines chimiothérapies peuvent également être données par la bouche (parfois plusieurs mois).
Radiothérapie.
Chirurgie : elle peut parfois être le seul traitement du cancer, mais le plus souvent elle s’associe aux traitements précédents.
Greffe ou autogreffe de cellules souches hématopoïétiques.

Les traitements associés:
Ils viennent en complément du traitement anti-cancéreux.
Médicaments anti-douleurs lorsqu’ils sont
nécessaires.
Transfusion : elle permet d’apporter des globules rouges ou des plaquettes lorsque leur taux baisse et devient insuffisant.
Antiémétiques : ces médicaments permettent d’éviter ou de réduire les vomissements secondaires à la chimiothérapie et/ou à la radiothérapie.
Antibiotiques : leur recours est parfois nécessaire lorsque l’enfant présente une fièvre, surtout pendant la période de plus grande fragilité aux infections (aplasie médullaire).
Soutien psychologique de l’enfant et de sa famille.